La chaîne graphique sous Linux

Fontmatrix est un gestionnaire de fontes. Permettant de visualiser (avec leur représentation graphique) les collections de fontes installées sur le système. Fontmatrix permet également d’ajouter ou retirer des fontes placées sur le disque dur au cache de fontes (utilisé par toutes les applications). Il permet également de ‘tager’ (ajouter des critères de votre choix) les fontes, afin de les classer et les retrouver facilement, en fonction d’un ou plusieurs critère personnels.

Agave pour la charte des couleurs, permet de définir une charte de couleur qui sera utilisée ensuite dans les autres outils pour la création des documents. Attention, il ne gère cependant pas les profils colorimétriques. Il faudra donc s’assurer du rendu via un des autres logiciels cités.

Gimp ou Krita pour le traitement des images (bitmap). GImp est beaucoup plus puissant que Krita, mais ne supporte pas le travail en images CMJK ou 16/32 bits par couleurs (plus précis) comme le fait Krita. cependant l’utilisation des profils ICC permet de compenser largement le manque de CMJK. La prochaine version majeure de Gimp (2.6 ou 3.0) intégrera enfin graçe à la librairie GEGL une gestion de mémoire, des images et des formats colorimétriques digne de ce nom. En attendant, le greffon separate+ permet également de complet ces lacunes en exportant vers un fichier au format CMJK.

Inkscape pour les illustrations vectorielles. C’est plutôt orienté SVG donc web ou périphériques mobiles, mais c’est parfait pour l’impression de logos et documents simple (j’ai sorti des cartes de visites, des affiches de contre-propagande ou meme fait quelques mises en pages de courrier (plus pratique qu’un Word de kro$oft, Openoffice ou Abiword à mon sens)). Il permet d’ouvrir des PDF pour les retoucher, de vectoriser des bitmap, de placer des bitmaps dans une présentation vectorielle (pour impression simple page ou pour le web) et des tas d’autres choses. La version de développement est donc prête pour un travail d’impression.

Scribus pour la mise en page. Plutôt orienté mise en page et conception de documents. il permet de faire tout ce qu’il faut pour la mise en page, sauf l’imposition (dont on va parler après) bien qu’une version de développement commence à y intégrer ces notions. Il permet d’intégrer des illustrations vectorielles, notamment au format SVG aux documents, et dans la version de dev, de gérer les clippath du TIFF. C’est un outil très complet déjà utilisé par certains dans la publication. Il ne supporte pas encore l’import PDF mais devrais le faire graçe à la librairie PoDoFo (un outil associé permet d’analyser via une interface des PDF). Il gère déjà les profils colorimétriques et permet de faire la conversion vers un fichier CMJK prêt à l’impression.

Vous pouvez trouver sur KDE-Files.org quelques templates destinés à Scribus, ils vous permettrons d’apprendre à manipuler l’outil par des exemples.

Easy Pose pour l’imposition (qui n’a rien à voir avec le ministère des finances). L’imposition est l’art de mettre en place les différentes pages (ne pas confondre avec les feuilles) pour l’impression, en tenant compte du nombre de page, du format de papier, de son épaisseur etc.. Il est facile de constater en prenant un magazine que l’écartement entre les doubles pages qui le constitue ne sont pas les même pour les pages du milieu et pour les pages derrière la couverture. Plus on s’approche de la couverture, plus l’écart est important entre les parties visibles. Et cela s’accroît bien évidement avec l’épaisseur du papier. L’imposition permet aussi de préparer à impression d’un coup sur une grande feuille de 4, 8 ou 16 pages. La feuille sera ensuite pliée autant de fois que nécessaire puis ce qui dépasse coupé de façon à ce que le livre soit lisible (essayez de plier une feuille en 4 ou 8 pour comprendre. Les sources de geocities n’étant plus disponibles, voici donc : easypose_source.zip

Nous voila donc avec tous les outils pour la chaîne graphique. Il reste encore quelques choses à peaufiner mais la chaîne est complète.

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3 comments on this post.
  1. Steph:

    Salut, merci pour ce tour d’horizon bien utile…
    Je cherchais spécifiquement un outil d’imposition fonctionnant sur Linux pour une utilisation perso / associative, ton topo va je crois m’être bien utile également au boulot où je dois faire face jour après jour à des gens aussi peu informés que moi, mais qui prétendent se faire payer chaque année le nouveau quark, la nouvelle suite adobe, et autres, … juste pour visionner des bons à tirer sans faire la moindre modif dans 99% des cas. Avec ça au moins ils sauront qu’on peut faire bien avec du libre (donc théoriquement moins cher :-)).
    Merci encore !

  2. jtmaston:

    Bonjour,
    Merci également pour tous ces renseignement bien utiles. Je vais tester tout ça assez rapidement. C’est sans doute, l’existence d’un équivalent linux à d’autres logiciels de mise en page qui va me faire basculer vers ces systèmes d’exploitation. Je vais continuer de vous lire de temps en temps…

  3. pixenjoy:

    Bonjour,

    Est-il possible à ce jour d’utiliser des sondes colorimétriques sous Linux ?
    Je cherche des infos sur ce sujet mais ne trouve pas grand chose.

    Merci pour cet article très instructif, j’y ai découvert FontForge que je ne connaissais pas.

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